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<a href="http://rokenisdodelijk.bandcamp.com/album/the-terrible-things">The Terrible Things by Roken is Dodelijk</a>

vendredi 14 août 2009

Bienvenue chez les R'okens

Vendredi. Si mes calculs sont exacts, ça va faire six jours que nous sommes arrivés à "La Ferme Du Love" (lire avec la voix du mec qui fait les trailers des films améwicains).

Après 11 heures de camion, nous sommes arrivés à destination, au milieu de nulle part, troisième à gauche. OK c'est pas très central, mais si tu as besoin de sel, les premiers voisins qui sont à 6 kilomètres sont aussi très gentils. La ferme est grande, si on voulait jouer au vieux couple on pourrait faire chambre à part tous les 9. On pourrait aussi jouer à massacre à la tronçonneuse et être plutôt tranquilles. Et en plus (je vous jure on croirait être dans un rêve, tout est parfait): il y a une vraie tronçonneuse.

Du coup on obéit au doigt et à l'oeil à Fred Avril - qui est bien entendu venu avec son gun, au cas où.

L'objectif de la semaine est de peaufiner les morceaux avec Fred Avril avant l'arrivée dimanche de Fred Kandey et de son love-studio. Le réveil se fait en général vers les 11h, déjeuner, sport - Lena nous apprend la capoera - soleil, et à 15h c'est enfermement jusque 4-5h du matin. On répète au premier étage, fenêtre ouverte. Ca fait un léger contraste avec la Malterie, niveau moins un, humidité, fantômes, crimes sanglants non élucidés, j'en passe. Petite pause foot entre deux morceaux, badminton, oh j'ai faim, oh c'est prêt, merci Max et Yann. Car oui dans l'équipe nous avons Mon Incroyable Cuisinier: Max, secondé par Yann et son petit coup de blanc magique. "Mais si encore une petite louche pour le goût". Les premiers jours on avait crû que Yann avait un coup de soleil, ce qui était étrange étant donné qu'il était resté à l'intérieur quasiment tout le temps. Ce n'était en fait que son sens du sacrifice, le goûteur qui veut empêcher césar de s'empoisonner et qui se spécialise dans la protection contre les attaques éthyliques. Là il faut l'imaginer seul en bas, un peu de pénombre, il fixe la bouteille de blanc, chante le refrain de "Sacrifice" d'Elton John, cul sec, yeux mis clos et hochement de tête.

Si mes calculs sont exacts, nous en sommes à un bon petit paquet de chansons. Certaines ont été très rapides à mettre en place, d'autres comme "this is the sound" ont changé de refrain 4 fois. Nous alternons travail à 6 et ateliers d'écriture, basse batterie, choeurs. Les structures des morceaux sont fixées, il reste à affiner les harmonies vocales et les arrangement jusqu'à dimanche. Plus on avance plus on se dit que ça va être crêve coeur de devoir jeter quelques bébés dans la rivière: un album de 20 chansons ça craint. On pourrait faire 10 chansons cachées cela dit. Mais quand on y pense, c'est un peu comme faire 20 gamins, sélectionner la famille idéale (pas les 10 plus beaux, mais les 10 qui vont le mieux ensemble) et mettre les 10 autres à la DASS.

Mais en tout cas, au moment de les abandonner on pourra leur dire "je suis fier de toi". Mais il faut partir maintenant. Et laisse les chaussures, elles serviront à ton frère.

Bref, les conditions sont idéales pour travailler ici. On a même un choriste surprise qui s'est révélé récemment: le chien de la ferme qui hurle dès qu'on arrive aux choeurs de fin sur "cover me up". Il sent mauvais, il est collant, il ne sert à rien, mais il chante bien. Ça vous rappelle personne?


Ce soir, première pause dans ces trois semaines: un festnoz traditionnel dans la ferme avec les meilleurs groupes celtiques de la galaxie. On a entendu les balances, ça va être biniou hardcore sa mère (passez moi l'expression). Si il fait beau ils attendent 1500 personnes (paye ton contraste, là pour l'instant quand on entend un criquet on a limite envie de lui dire de se la fermer 5 secondes, on te la ramène ta criquette, mais respecte le silence, flûte à la fin).

Sinon pour conclure sur une note "traumatisme capillaire", Lena s'est improvisée championne du ciseau et ma coupe est passée de celle de Jacky Moon (cf. Semi Pro, un film intelligent qui te fait réfléchir) à celle du traitre roux et laid dans le cercle des poètes disparus. Remarquez, je passe de laid à laid et il n'y a personne à 6 kilomètres. J'espère que les bretonnes seront ivres et sans goût ce soir. Ou alors je vais mettre des sandales rose fluo phosphorescentes et elles regarderont pas ma tête. Tout ce que je veux c'est que les humains se moquent pas de moi.





































































PS. Rudy, Rio, Tulio, Ludovic, Adil, Nicolas, Geger, Babal, et les autres, je suis avec vous. Lorient c'était l'exception, vous portez nos couleurs comme on porte un enfant. Big up.

1 commentaire:

Benjamin a dit…

On s'a encore fait fisté par les sudistes